Vers une approche sociolinguiste des doublets toponymiques à l’Ouest du Burkina Faso

Publié le par mala

Zone linguistique la plus complexe, en apparence, l’ouest du Burkina Faso est pourtant celle où l’unification linguistique est la plus réussie. En effet, à l’instar des autres régions des pays voisins dans de la même contrée, le mandingue, communément appelé dioulakan, bamanankan a réussi à défier toutes les lois du morcellement linguistique africain. L’urbanisation aidant, des ethnies culturellement différents et appartenant à des familles linguistiques différentes sont arrivés à des convergences linguistiques à tel enseigne qu’aucune différence n’est encore perceptible surtout chez les nouvelles générations. En remontant le cours de l’histoire, on se rend à l’évidence que l’influence du dioula, pour nous en tenir à la région Ouest de notre pays, est loin d’être un phénomène récent. Dans nombre de villages où nous avons menée nos enquêtes comme à Noumoundara, Djigouera, Banzon, Tiéfora, Sakabi, Kiri, Dafinso, Kouintou, Sibi… un substrat de dioula ethnique est en survivance chez l’ancienne génération tandis que la jeunesse continue à utiliser et à répandre le dioula véhiculaire (Sanogo 2000). Alors, tout porte à croire que l’influence du dioula sur ces communautés longtemps dominées et/ou conquises est le produit d’une histoire remontant à la période pré-coloniale et cela n’est pas sans conséquence sur l’onomastique de la région.

 

Aussi, dans le présent article, nous attirons l’attention de ceux qui comptent faire des recherches onomastiques dans la région sur le phénomène des doublets toponymiques. Nous entendons par doublet toponymique les situations dans lesquels un même lieu peut avoir plus d’une appellation. En général, chaque appellation a une histoire le situant dans son contexte. A la suite de nos travaux sur les Toussian (Sanogo M.L. 2007) et sur les Tiéfo (Sanogo M.L. 2005a et 2005b), nous allons nous intéresser ici à l’ensemble de la région et nos travaux concernent à cet effet d’autres groupes ethniques comme les Bobo, les Noumou, les Samogo (Kprango, Dzungo), les Sénoufo, les Cerma… Il s’agit, des minorités linguistiques relatives et les minorités absolues que l’on trouve dans notre zone d’étude et à laquelle nous allons consacrer des travaux à venir.

 

En nous situations dans le cadre la recherche sur les phénomènes de contacts de langues et de cultures, nous utilisons les termes minorités linguistiques relatives et minorités linguistiques absolues avec les acceptions suivantes et ce, en tenant compte de deux domaines importants qui sont la démographique et la psychologique. Le premier, les minorités relatives, désigne l’ensemble des groupes de migrants démographiquement en nombre peu important dans un espace géographique bien déterminé. Il reste entendu qu’ils ne sont pas dans leur zone d’origine puisqu’ils résultent de l’immigration et viennent constituer des poches de minorités. Sur le plan psychologique, ces minorités ont certes conscience de leur situation mais ne la vivent pas avec appréhension car ils savent bien que le plus grand nombre se trouve ailleurs. Il s’agit du cas des Moose, des Peuls, des Haousa, des Wolof, … qui sont sans aucun doute des majorités ethniques ou linguistiques dans leur habitat traditionnel mais sont en situation de minorité une fois hors de leur espace d’origine.

 

Quant aux minorités absolues, ce terme désigne l’ensemble des groupes démographiquement peu important en tout lieu. Il s’agit des groupes n’ayant aucune base arrière susceptible d’être évoqué pour revendiquer une identité commune ou constituant une partie de leur communauté linguistique. Sur le plan psychologique, ils prennent conscience de leur situation et tentent de réagir à une menace supposée de disparition (Sanogo M.L. 2007).

 

Les éléments soumis à l’analyse dans cet article ont été collectés, au cours de nombreuses enquêtes, surtout dans les trois provinces constituant la région des Hauts Bassins : le Houet, le Kérédougou et a Kossi. Nous y avons mené divers travaux de recherches et des études pour le compte d’organisation de développement, des associations ou des ministères en charge de l’éducation.

 

Notre intérêt pour ces recherches se justifie par l’énorme contribution de la linguistique aux autres domaines de recherche, notamment l’histoire, l’anthropologie, l’ethnologie, l’ethnographie… En effet, en remontant aux manifestations et aux causes des doublets onomastiques, nous sommes en mesure de retrouver un pan important de l’histoire de ces communautés, de comprendre leur mode d’organisation et de percevoir les courants d’influences qu’ils subissent.

 

Nous partons, pour cela, de l’hypothèse selon laquelle les doublets toponymiques dans la zone du dioula véhiculaire ne sont que la traduction d’une influence culturelle, économique et militaire remontant à une période assez éloignée dans l’histoire de ces communautés. De même, ils témoignent des rapports historiques que ces populations ont entretenus avec les « Dioula », les plus grands conquérants militaires et marchands de cette partie de l’Afrique de l’Ouest. Ainsi, après un aperçu sociolinguistique de la zone, nous allons donner quelques pistes d’investigation la recherche onomastique dans la région.

 

  1. Aperçu sociolinguistique de la zone d’étude

 

La région Ouest du Burkina Faso est considérée comme celle qui compte le plus grand nombre de langues soit plus 1/3 des ressources linguistiques en usage chez les groupes techniques locaux. Mais à l’analyse, nous pouvons estimer que cette région est un concentré de l’ensemble des ressources linguistiques du pays et ce, pour diverses raisons. Dans l’ensemble de cet espace, les nombreuses ethnies du Burkina Faso sont regroupées donnant l’impression de zones harmonieuses comme le centre avec le moore et le Nord avec le fulfulde. Cette perception qui résulte le plus souvent d’une lecture superficielle de la réalité linguistique du pays occulte une dimension non moins importante qu’est la fonction de ciment assurée par le dioula véhiculaire. En effet, cette zone qui apparaît comme un damier linguistique, pour reprendre l’expression de Houis M. (1971), est loin d’être une juxtaposition de monolinguismes. Le multilinguisme de l’Ouest du Burkina Faso déborde sur les pays voisins et peut être considéré comme la représentation nationale de l’évolution du mandingue dans cet espace. A cet effet, il revêt plusieurs aspects qui sont loin d’être épuisés par les travaux de recherche sociolinguistique. Rappelons que si l’importance de la fonction véhiculaire en milieu urbain a jusqu’à présent retenu l’intérêt des sociolinguistes, la dynamique de ces langues .de grande diffusion africaine participe à une nouvelle reconfiguration culturelle et historique des zones d’influence.

 

Ainsi, notons premièrement que les nombreuses langues des populations autochtones comportent des variétés entre lesquelles l’intercompréhension n’est pas toujours assurée. C’est le cas du senoufo avec les variantes dialectales comme le tagba, le narégégué, le sipiere, le sicité…(Garber N.K., 1987) y compris le minianka (Chéron 1927 et Holas B. 2006) que d’aucun tentent d’évacuer de cette langue. En outre, nous avons le toussian avec ses variétés nord win et sud tur  suivi du bolon composé du boropin et du boronpkè. Entre les deux variantes, l’intercompréhension est unilatérale. Ainsi, si les locuteurs du boronpin comprennent et peuvent s’adapter parfaitement à ceux du boronpkè dans les situations de communication, le contraire n’est pas du tout envisageable. Le sentiment d’appartenance à un même groupe va en s’étiolant, le dioula reste le principal ciment de ce groupe (Zoungrana A. 1987). A partir des travaux de Hochstetler L. (1997), nous avons désormais une vision plus large de l’aire de la langue dzun  communément appelés samogo avec les dialectes connus comme dzungo, le krango et le jowulu. D’autres langues minoritaires comme le wara et le niacoro sont en attente d’études lexicosatatistiques ou de géographie linguistique pour trancher sur leur degré de lien génétique et/ou historique (Gordon R. 2005). A l’intérieur de aires linguistiques où l’unité reste plus ou moins à démontrer, le dioula assure pleinement sa fonction véhiculaire où l’intercompréhension va en se réduisant comme cela a été démontré par Showalter Stuart D (2001 et 2008).

 

A ces variétés linguistiques de plus en plus divergentes s’ajoutent les langues en survivance comme dans le cas du tiéfo et du dioula ethnique. Les premiers, les Tiéfo constituent à l’instar des nombreuses ethnies de l’Ouest du Burkina Faso, une minorité linguistique en voie de disparition, ce, depuis la période pré-coloniale. L’originalité de ce groupe, dans ce phénomène de minoration que nous avons observé jusqu’à ce jour, se trouve dans le degré de bilinguisme ou du moins dans le post-bilinguisme. La langue locale ne fait plus partie du répertoire linguistique des autochtones et la langue seconde s’est implantée au point de devenir la principale référence d’identité linguistique de la communauté. Classée dans la catégorie des langues en grand danger de disparition, tout l’univers de ce groupe est occupé par le dioula à travers les pratiques langagières, les chansons traditionnelles, les patronymes… Dans nombre de villages Tiéfo et non des moindres, le dioula s’est substitué au Tiéfo qui n’est même plus un référent car des anciens de plus de 50 ans ne se souviennent pas avoir entendu leurs parents parler cette langue. Il ressort du cas de Péni que les phénomènes de glottocide (mort de langue) ont des conséquences très importantes sur les mutations culturelles et les processus identitaires.

 

Viennent, ensuite, les langues statiques du point de vue sociolinguistique comme le blé ou jelkunan. Cette langue minoritaire « invariable » est parlée sur un territoire de quelques hectares dispersés sur trois sites. Il est difficile de noter une diversité géographique au sein cette langue même si d’aucuns s’évertuent à démontrer le contraire. La caractéristique principale de cette dernière est son caractère statique car, parlée à une petite échelle, elle ne connaît aucune variété géographique. La transmission de cette dernière langue est encore assurée aux enfants qui sont de bilinguisme précoces. De même, l’isolement géographique et le régime endogamique brisé dans les années 1980, n’ont pas encore porté ses fruits dans la diversification linguistique du village. Le nombre d’épouses venant d’autres groupes voisins est très limité et les Blé n’ont pas encore donné une seule épouse aux voisins dioula et sénufo.

 

 

En plus des langues des autochtones, on note une présence assez importante des langues du plateau central comme le moore[1] avec les vagues successives de migrants agricoles. Dans certains villages de la zone Nord de la Province du Houet et du Nord du Kénédougou, on compte plus de Moose que de Bobo, de Senoufo ou de Bolon. C’est le cas Sindou (Naneregué), de Djigouera (Nanerégué), de Mangorotou, de Fo et Bamogodougou. Ce dernier qui était jusque là un hameau de culture abritant des migrants moose est, du point de vue démographique, plus important que le village d’accueil.

 

Rappelons que l’une des particularités de cette population migrante agricole dans la zone et plus particulièrement du Kénédougou Nord est le type de migration. En effet, les Moose que l’on rencontre dans cette partie de la région sont dans doute arrivés par vagues successives de la même région d’origine par une migration monogénétique polygène. En outre, ils pratiquent une endogamie de faite. Ainsi, les hommes arrivent en premier en repartent chercher leurs épouses dans leur région d’origine. Il en est de même pour des jeunes nés au cours de cette migration, produisant une sorte de côtoiement matrimonial avec les autochtones sénoufo, bolon, bobo…Par conséquent, nombre de ces hameaux de culture apparaissent comme la réplique exacte de villages moose. Malgré l’islam qui unie le plus souvent ces migrants et les autochtones, les droits coutumiers sont respectés et l’harmonie est maintenue grâce, en partie, à l’organisation interne des migrants et à la volonté manifeste de cohabiter de tous.

 

A cela, il faut ajouter que certains hameaux linguistiques fulaphones grandissent aux côtés des villages dont le nombre de langues ne cesse de croître comme dans nombre de villages du Kénédougou et des Cascades. La particularité de la migration peule est l’installation des migrants aux abords des villages et certains hameaux sont devenus de véritables villages comme Badara et Fulaso dans le Kénédougou Nord. 

 

Cette dynamique actuelle de population succède elle-même à une dynamique historique ancienne dont les origines remonteraient plus loin, d’après Person Y. (1969).

 

« Il paraît vraisemblable que l'expansion des langues mandé est à rapprocher de la cristallisation d'un berceau d'agriculture sur le Haut Niger, au deuxième millénaire avant notre ère. La supériorité initiale de cette culture serait due à la domestication du riz africain (Oriza glaberrima). L'acquisition de la métallurgie du fer l'aurait renforcée avant le début de notre ère, bientôt relayée par l'extraction de l'or, qui allait animer le commerce transsaharien. Au long de plusieurs millénaires la famille mãndé, en mutation constante, aurait donc été le principal épicentre culturel de l'Afrique occidentale.

 

En effet, l’on se rappelle bien que la zone Ouest du pays correspond à l’ancienne zone d’influence des marchands dioula, les principaux acteurs noirs du commerce transsaharien. On reconnaîtra que la conséquence de cette histoire est sans aucun doute la dynamique langagière actuelle comme on peut le voir avec les travaux de Maurice Delafosse (1972).

 

De nos jours, la dynamique linguistique se caractérise par l’expansion d’un dioula urbain assumant la fonction véhiculaire. Langue de la ville de Bogo-Dioulasso, ce parler idéalisé est de nos jours l’épicentre de la langue de l’Ouest du pays. Ainsi, si dans les anciennes implantations le dioula urbain se superpose à un substrat de dioula ethnique en survivance chez l’ancienne génération, par conséquent, les nouveaux foyers linguistiques sont formés directement autour de ce que tous considèrent comme le dioula de la ville de Bobo-Dioulasso. (Sanogo M. L. 2000).

 

  1. des doublets toponymiques

 

La longue implantation du dioula dans la zone d’étude a pour conséquence, on le voit, un nivellement culturel qu’ont subit les minorités linguistiques. C’est là aussi le prix de l’intégration de ces différentes communautés qui forment désormais un creuset. Nombreuses sont les minorités de cette zone dont « l’histoire commence » plus ou moins avec cette page des Dioula comme le démontre bien Dacher M. (2005). En effet, lors des enquêtes que nous avons menées dans certains villages toussian, tiéfo, dzungo, wara… on a l’impression que les ancêtres fondateurs seraient tous venus du mandé soit à la recherche de terres cultivables, soit en chasseur ou encore seraient en escale sur la route du commerce ou des lieux saints de la Mecque.

 

Ce dernier cas est tellement rare dans notre zone d’étude qu’il nous a paru nécessaire de le relater ici. En effet, d’après les notables du village de Samogoyiri, le village serait créé par un certain Lamine Cissé, un érudit dioula, de retour de la Mecque. Il aurait  retrouvé abondamment de volailles à cet endroit même où il avait perdu son poulet en allant vers les lieux saints de l’islam. Il aurait alors conclu que ce lieu est propice (jidi « prospère ») à la production agricole et animale. 

 

En se référant le plus souvent aux Dioula, rares sont les villages, de nos jours où le toponyme authentique est connu comme nous l’avons démontré dans le cas des Toussian. Il en est de même chez les Bobo où les villages comme Dafinso, Santidougou, Kouintou, Samangan, Yéguéréso pour ne citer que ceux-là sont des villages où seulement quelques aînés connaissent encore le toponyme authentique. Ce cas est loin d’être isolé car l’administration coloniale n’a fait que renforcer les consonances mandés au détriment des appellations d’origine si elle n’a pas tout simplement procédé à des substitutions. C’est le cas de Banfora, de Dingasso de Karfiguela, de Baguera, de Koundougou, de Moussobadougou, de Kimidougou, de Blédougou, de Desso et Diguera, de Orodara…

 

Certains doublets toponymiques sont la conséquence même de regroupements de plusieurs villages comme le cas de Toussiana avec ses trois villages qui sont Toussiamba, Yorogofesso et Gnenaba. Il en est de même du cas de Bobo-Dioulasso qui, outre le noyau de Kibidowe au sein de Dioulassoba que l’on a du mal à situer indifféremment de Sya sans doute avec l’arrivée massive des dioula qui vont changer l’envergure du site. Cette ville en gestion devra alors englober, sous la période coloniale, des villages comme Tounouma, Kuinima puis les quartiers commerciaux et administratifs et enfin les villages de Sakabi, Dogona et Dindéresso dans les années 1980.

 

L’émergence de ces nouveaux toponymes dans la zone d’étude laisse voir que la prédominance de la langue véhiculaire de la région n’est pas prête de s’estomper. Une étude toponymique de la ville de Bobo-Dioulasso serait le point de départ d’une recherche fructueuse sur ce sujet combien passionnant. Même si l’on remarques quelques non en français comme Accar-ville ou Belle-ville et une volonté de ressourcer la ville dans des appellations bob attribuées aux communes (Konsa, Dafra…), le dioula reste la principale langue ressource dans cette localité. Ainsi, les nouveaux villages sont le plus souvent forgés directement dans la langue véhiculaire, ce qui laisse croire que la dynamique langagière est en faveur de cette langue. C’est le cas de Badara (bord du fleuve), de Kotoura (dans la gallérie forestière), de Mangorotou (dans le verger de manguiers), de Bamogodougou (chez Bamogo), de Kangoura (nouvelle langue).

 

En conclusion à cette note sur les doublets toponymiques de la zone ouest du Burkina Faso, nous pouvons dire que le phénomène est très peu étudié alors qu’il pourrait apporter un éclairage assez important pour la connaissance des habitants de cette zone. Ensuite, les doublets onomastiques sont le résultat d’une influence remontant à la période pré-coloniale et la dynamique du groupe mandé en est le principal moteur. Cette influence est loin d’être suffisamment analysée car on découvre de jour en jour que nombre de traits dit authentiques sont les produits de cette domination culturelle qui a été longtemps phagocyté par la communauté qui la reçoit. Enfin, la dynamique langagière en faveur du dioula véhiculaire continue de gagner du terrain à tel point que les toponymes dits authentiques sont menacés de disparition, à jamais. A ce niveau, il est urgent de mener des recherches car avec ces toponymes, c’est bien des chapitres de l’histoire des communautés qui risquent de disparaître à jamais.


Références bibliographiques

Chéron G., 1925, Le dialecte sénoufo du Minianka, Geuthner, Paris, 167 p

Dacher M., 2005, Cent ans au village : Chronique familiale gouin (Burkina Faso), Paris, Karthala (« Hommes et sociétés »), 399 pages

Hebert R P., 1961, « Esquisse de l’histoire du pays toussian (Haute-Volta) », dans Bulletin de l’IFAN, TXXIII, série B, n° 1-2, 

Hebert R P., 1972, « Organisation de la société en pays Toussian », in Notes et documents voltaïques, Ouagadougou, Vol. 5, n°4, pp. 13-48.

Hein B. et Nurse D. (dir.), 2004, Les langues africaines, Karthala, AUF, Paris, 468 pages

Hochstetler, L., 1996, « Enquête linguistique sur le dzuungoma : une langue samogo parlée au Burkina Faso et au Mali », in Mandenkan nº 31 : - p. 1-57

Holas B., 1957, Les Sénoufo (y compris les Miniankas), PUF, rééd. 2006.

HOUIS, M., 1971, Anthropologie linguistique de l’Afrique Noire. Paris, PUF

Manessy G., 1996, « Recherches sur le phonétisme proto-sénoufo », Bulletin de la société de linguistique de Paris, 1996, vol. 91, n° 1, p. 265-296

Delafosse M., 1929, La langue mandingue et ses dialectes (Malinké, Bambara, Dioula), Paris, P. Geuthner

DELAFOSSE M., 1972, Le haut Sénégal Niger le pays, les peuples, les langues; (rééd.) Maisonneuve, Larose, Tome1.

Sanogo M.L., 1996, «Description sociolinguistique du Marché Provincial de Diébougou», dans Science et technique, Série  Sciences sociales et humaines, CNRST Ouagadougou, vol. 22, n°1, pp.17-26.

Sanogo M.L., 2000, « A propos de jula à Bobo-Dioulasso », dans les Cahiers du CERLESHS, 2ème numéro spécial,  ed. Nikiéma Norbert, Université de Ouagadougou, pp.73-83.

Sanogo M.L., 2002, «Inventaire des langues du Burkina Faso», dans les Cahiers du CERLESHS, n°19, Université de Ouagadougou, pp.195-216.

Sanogo M.L., 2003a, «L’ethisme jula : origines et évolution d'un groupe ethnolinguistique dans la boucle du Niger», dans Burkina Faso, Cent ans d’histoire, 1895-1995. Tome I, sous la direction de Y. G. Madiéga et O. Nao., pp. 370-379.

Sanogo M.L., 2003b, «Une langue sans terroir : le pkeego», dans Culture, identité unité et mondialisation en Afrique, sous la direction de Ouédraogo M. et Sanou S., Presse Universitaire de Ouagadougou, pp.255-271.

Sanogo M.L., 2004, « Analyse sociolinguistique de la communauté Numu de Kangoura, dans les Annales de l’Université de Ouagadougou, série A, Sciences humaines et sociales, Vol. 002, Presse Universitaire de Ouagadougou, pp. 111-136

Sanogo M.L., 2005a, « Introduction à l’étude de la disparition de la langue des Tiéfo : le cas de Péni », in Use ans acquisition of language aund culture : effects on human society , D.D. Kuupole, St Francis Press LTD, Takoradi, pp. 52-70

Sanogo M.L., 2005b, «Survivance linguistique en pays tiéfo : le cas de Péni», dans Creating outsiders : endangered languages, migration and marginalisation, Batheaston Villa, England, pp. 59 -67

Sanogo M.L., 2007a, « Dynamiques des langues au marché provincial d’Orodara », dans CAHIERS DU CERLESHS, n°28, PUO, Université de Ouagadougou, pp. 415-438

Sanogo M.L., 2007b, « Eléments de sociolinguistique d’une minorité linguistique : le cas de l’onomastique chez les Toussian », dans Onomastica Canadiana, Revue de la Société canadienne d'onomastique, Université du Québec à Trois-Rivières, vol. 89, n°2, décembre 2007, pp. 51 - 73

Sanogo M.L., 2007c, « Les associations et la défense des minorités linguistiques au Burkina Faso », dans Momar Diop et Jean Benoist (eds.), L’Afrique des associations. Entre culture et développement, Dakar-Paris, CREPOS-Karthala, coll. « Hommes et Sociétés, pp. 79-99

Sanogo M.L., 2008, « Maintien, divergence et convergence linguistique à Bobo-Dioulasso intégration sociolinguistique des Toussian en ville», dans Revue gabonaise des sciences du langage, publié par le Groupe de Recherche en Langue et Cultures orales (GRELACO), Université Omar Bongo, Libreville/

Gabon, N°03, Janvier 2008, pp.55-84

Showalter, Stuart, 2001, The same but different: language use and attitudes in four communities of Burkina Faso. Publications in Sociolinguistics, 5. Dallas: SIL International. ix, 261 p.

Stuart D. Showalter, 2008, Un profil du bilinguisme en dioula au sud-ouest du Burkina Faso, SIL International,  SIL Electronic Survey Report 2008-009, June 2008, http://www.sil.org/silesr/2008/silesr2008-009.pdf

Gordon, R. G., Jr. (editor). 2005., Wara: a language of Burkina Faso. SIL International (www.sil.org)

Garber E.A., 1987, Tonal analysis of senufo : sucite dialect, PhD. Department of Linguistics University of Illinois at Urbana-Champaign

Wiesmann H., 2000, « Éléments du discours narratif dans les textes win (toussian sud) », in Gur Paper – cahier voltaïques, Hors Série, Vol 2, Universität Bayreuth, 104 pages.

Winkelmann K., 1996, « Quelques remarques sur l’histoire des Tiéfo », Cahiers voltaïques Gur papers, N°1-12/96, Afrikanistik I, Universität Bayreuth, pp. 165-175

BERTHELETTE, J & C, 2001, sociolinguistic survey report for the Blé language, SIL International, 24 pages, http://www.sil.org/silesr/2001/001/Ble.pdf

Person Y., 1968, 1970, 1975, « Samori. Une révolution dyula », Mémoires de l'Institut Fondamental d'Afrique Noire. N° 80, IFAN. Dakar.. Trois Tomes. 2377 pages

ZOUNGRANA A. 1987, Approche phonologique et grammaticale du Bolon (Burkina Faso) Contribution à la dialectologie mandé, Thèse pour le doctorat nouveau de 3ème cycle, Université Paris III.



[1] Langue des Moose, singulier Moaaga

Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article